laruche

Lundi 3 avril 2006 1 03 /04 /2006 21:20

Le mouvement français prend une ampleur internationale

Alors que les mouvements de protestation contre le CPE se poursuivent en France, des étudiants et des jeunes travailleurs du monde entier ont commencé à faire preuve de leur soutien aux manifestants français et à organiser eux-mêmes des actions semblables.

libcom.org/blog a jusqu'ici reçu des compte-rendus de Suède, du Danemark, du Japon, du Brésil, des Etats-Unis, de Nouvelle-Zélande, d'Irelande, de Turquie et de Grèce, témoignant d'actions qui s'étendent des grèves d'étudiants et des occupations d'universités à des manifestations pacifiques ou violentes contre des entreprises et consulats français.


Allemagne
Du 1er février au 2 mars

Le 1er février, des étudiants ont occupé le rectorat de l'université de Bielefeld, en protestation contre l'introduction de frais d'université. A partir du 15 février, des étudiants de l'université de Padeborn ont occupé le rectorat des lycées environnants.
Tous ces étudiants ont été expulsés par la force le 2 mars.
http://de.indymedia.org/2006/02/139330.shtml

University of Sussex, Royaume-Uni
8 mars

Des étudiants ont occupé la bibliothèque de l'université du Sussex, pour protester contre les licenciements et les réductions de personnel. Certains d'entre eux se sont déclarés solidaires des étudiants français.
http://libcom.org/news/article.php?story=sussex-students-occupation-090306

Italie
15 mars

Des compte-rendus indiquent que des étudiants italiens se sont déplacés jusqu'en France pour apporter leur soutien aux manifestants.

Fukukoa, Japon
19 mars

Le 19 mars, lors d'une manifestation contre la guerre, des jeunes travailleurs de Fukukoa portaient des pancartes contre le CPE et contre les nouvelles lois PSE, qui prendront effet au Japon dans un futur proche.

Auckland, Nouvelle-Zélande
21 mars

Plus de 1000 lycéens ont quitté les cours pour manifester contre les rémunérations appliquées aux jeunes, en associant leur manifestation aux évènements se déroulant en France. Quelques violences s'en sont suivies, et à l'issue de la manifestation des étudiants ont bloqué un des carrefours centraux de la ville.
http://libcom.org/blog/over-1000-students-walk-out-in-auckland-nz/03/21/2006

Gothenburg, Suède
25 mars

A Gothenburg, en Suède, plusieurs fenêtres des bureaux du Centerpartiet ont été cassées par des travailleurs manifestant contre de nouvelles lois de travail proposées par Maud Olofsson, présidente du Centerpartiet, le parti libéral suédois. Maud Olofsson a admis publiquement s'être directement inspirée du CPE du Premier Ministre Dominique de Villepin.

Des fenêtres du consulat français ont également été cassées, en soutien avec la lutte menée en France. Dans la soirée, près de 500 personnes, jeunes et travailleurs, se sont réunis sur la Place Centrale de Stockholm pour manifester contre l'attaque du Centerpartiet contre les droits des travailleurs, ainsi qu'en solidarité avec la révolte des jeunes en France.
Le cortège s'est dirigé vers l'Ambassade Française, porté par les slogans des manifestants qui scandaient que le mouvement ne faisait que commencer, en France comme en Suède.
Quand la manifestation a atteint l'Ambassade, la police montée a formé un cordon pour bloquer l'accés aux manifestants, mais a du rapidement battre en retraite sous les jets d'oeufs pourris et de boules de neige provenant du cortège, qui se défendait.
La manifestation a ensuite fait demi-tour et s'est dirigée vers la vieille ville et le quartier général du Centerpartiet. Sur le chemin, des fenêtres de banques et de bâtiments gouvernementaux ont été cassées.
http://libcom.org/blog/youth-worker-protests-spread-to-sweden/03/29/2006

Etats-Unis
Depuis le 25 mars

Plusieurs centaines de milliers de personnes se sont mobilisées pour des grèves et des manifestations à travers le pays, en protestation contre le projet de loi anti-immigration HR 4437. Dans les jours qui ont suivi la marche, des dizaines de milliers de lycéens ont quitté les cours et ont organisé des manifestations spontanées, bloquant la circulation et formant des piquets de grève devant les mairies.

A Tucson et Phoenix, dans l'Arizona, plusieurs milliers d'étudiants ont pris part à des grèves, parfois forcés de s'échapper de leurs écoles pour rejoindre les manifestants, qui ont notamment bloqué la circulation, et dans un cas également jeté des pierres sur le quartier général de la police des frontières américaine.

Le lundi 26 mars, une grève dans le comté de Los Angeles a regroupé environ 36 000 étudiants.

Le 29 mars à San Diego, entre 30 et 40 étudiants qui manifestaient ont été arrêtés pour absentéisme, et des compte-rendus indiquent que 80 officiers de police et 250 étudiants se sont affrontés avec des blocs de béton en une bataille rangée, devant le lycée Oceanside.
Des manifestations et d'autres arrestations ont également été rapportées en provenance de Houston, El Paso et Los Angeles.

Copenhague, Danemark
28 mars

200 personnes ont manifesté devant l'Ambassade de France, en solidarité avec la jeunesse française

A suivre ; il y en a d`autres ailleurs

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Lundi 10 avril 2006 1 10 /04 /2006 12:26

Le pouvoir d'Etat est là ! La police réprime, les médias se taisent... bref, tout va bien dans le meilleur des mondes...

 Et ce n'est qu'un exemple du reportage proposé sur ce site:

http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=25868

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Mercredi 12 avril 2006 3 12 /04 /2006 19:55

trouvé sur le net:...

 

 

COMMUNIQUE DU MEDEF : VICTOIRE !


VICTOIRE !


Le MEDEF, organisation patronale représentative, tient à exprimer par ce
communiqué toute sa satisfaction des derniers évènements.

En effet, le retrait du CPE a parfaitement joué son rôle d'os jetté en
pature aux syndicats, avec la complicité des médias.Cette manœuvre a
permis de sauvegarder ce qu'il y a d'essentiel pour nous dans la loi de
l'égalité des chances et dans les mesures précédentes : CNE, apprentissage
à 14
ans, travail de nuit à 15 ans, travil de nuit des femmes, RMA, CIVIS, …

L'essentiel de notre projet de flexibilité et de précarité
généralisée est ainsi sauvegardé !

Par ailleurs, nous sortons encore une fois grands vainqueurs, puisque les
aides directes et indirectes aux employeurs (diminution de charges
sociales, subventions à l'embauche, …) vont être augmentées. Vu ce
résultat net, nous
demandons l'ouverture sans tarder de nouvelles négociations !

Un tel succès n'aurait pas été possible sans le soutien continu et
appliqué des syndicats, qui ont fait tout leur possible pour éteindre ce
mouvement social. Qu'ils en soient remerciés par une augmentation
substantielle de leurs subventions.

En effet, le grand danger pour nous aurait été que la contestation globale
qui a émergée à l'occasion de ce mouvement s'étende et s'amplifie, sur les
mêmes bases autonomes, sans syndicats ni organisation politique,
structurée en assemblées générales décentralisées, et pratiquant les
actions directes de blocages mobiles.

La grève générale a été évitée, tout est bien qui finit bien.

Nous savons que nous pouvons compter sur les partis politiques de tout
bord pour empêcher toute reprise du mouvement en appelant à attendre les
élections de 2007.

Vive la France, Vive la République,

Vive la flexibilité et la croissance,

Et surtout vive l'argent !

PS : nous n'oublierons pas non plus de remercier le ministre de
l'intérieur, pour avoir su matraquer, arrêter et ficher tous ces jeunes
révoltés qui de toute façon n'auraient pas été des travailleurs dociles et
obéissants.


Signé : Le Comité Exécutif du MEDEF

Par kronstadt21 - Publié dans : laruche
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Dimanche 14 mai 2006 7 14 /05 /2006 21:58

Les antis-ours dérapent.

Le combat contre l'ours, prend la forme d'un combat contre les habitants de la région pro-ours... Les méthodes sont dignes de la pire bande de chasseur poivro-poujadistes !

En rentrant de la manifestation contre l'ours à Bagnères de Bigorre, 5 bus d'opposants ariégeois et plusieurs voitures ont fait un détour par Arbas pour aller agresser une fois de plus les Arbasiens.

Les enfants jouant sur la place du village ont été visés d'entrée, et les adultes venus à leur secours violement battus.

Le village est sous le choc, les enfants en larmes, les habitants excédés par tant de haine et démunis, seuls face à la violence.

Au premier rang des agresseurs, il y avait, bien évidemment, l'inévitable Philippe LACUBE ...

Il ne s'agit plus du tout d'une manifestation, mais bien d'une agression caractérisée et préméditée, Arbas n'étant pas sur leur chemin de retour !

C'est inqualifiable ! Depuis le temps que nous prévenons que la violence continuera de monter si on les arrête pas ! ! !

A chaque coup, nous perdons des plumes ... A chaque coup, nous rebondissons ... un peu moins haut ...

Nous commençons à perdre force et courage ...  Il faut une réaction forte de vous tous ... Nous ne pouvons pas en rester là ! Il faut réagir ! IL FAUT REAGIR !

Ce n'est plus qu'une question d'ours, mais de valeurs humaines fondamentales : le respect de chacun et la démocratie.

Si nous laissons cette minorité violente "prendre en main" l'avenir des Pyrénées, qui sait ce qu'ils en feront ?

Nous ne faisons que défendre des montagnes où chacun aurait sa place : les hommes, la nature, les animaux, l'ours ... et voici ce que l'on nous oppose : insultes, menaces, violences, agressions, saccages ...

Nous ne pouvons pas laisser passer ça, vous ne pouvez pas laisser passer ça.

Chacun peut réagir à sa manière : mail de soutien aux Arbasiens, courrier de protestation aux élus, lettre à la presse ... mais tout ça, nous l'avons déjà fait, et ça ne sufit pas.

Nous appelons à une mobilisation massive pour la manifestation du 3 juin à Luchon, qui prend ainsi une nouvelle dimension.

Si vous pensez comme nous qu'il faut réagir fortement et collectivement, merci de nous aider à faire du 3 juin une journée qui compte pour les valeurs humaines universelles et la démocratie dans les Pyrénées.

Nous sommes à votre écoute, nous comptons sur vous.

Merci. Cordialement,

Alain REYNES Pays de l'Ours - Adet Tel : 05 61 97 48 44 Fax : 05 61 97 48 68 Courriel : a.reynes@paysdelours.com Site : www.paysdelours.com

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Vendredi 19 mai 2006 5 19 /05 /2006 17:05

Le scandale OFUP / Firstream : Appel aux présidents d’université

 
 
 
 
Pourquoi la présence de l’OFUP dans les universités n’est pas admissible

Le dossier intégral sur l’OFUP est consultable sur

http://oxygenefse.free.fr/ofup.htm

Le scandale OFUP / Firstream : Appel aux présidents d’université
Pourquoi la présence de l’OFUP dans les universités n’est pas admissible

En 2005, au moins 12 universités (Aix Marseille I, Grenoble I et II, Le Mans, Montpellier I, II, III, Nantes, Paris IV, Poitiers, Rennes I et II), ainsi que des dizaines de lycées ont exclu purement et simplement l’OFUP de leurs locaux.
D’autres, comme Paris I
oxygenefse.free.fr/...
ont limité les activités de l’OFUP.
Toutefois, alors que des émissaires de l’OFUP se livrent à un lobbying intense auprès des universités pour regagner le terrain perdu, nous sommes déterminés à poursuivre notre campagne jusqu’à l’interdiction totale de l’OFUP dans les universités.

La FSE (Fédération syndicale étudiante), qui enquête depuis un an sur les agissements de l’OFUP et de sa maison-mère Firstream, a rassemblé un très grand nombre de documents, articles, et témoignages sur ce sujet. Fruit de cette enquête marathon, cette synthèse interpelle les instances universitaires et explique pourquoi l’Office ‘Universitaire’ de Presse n’a pas sa place dans les établissements d’enseignement.

1972-2000 : Rappel sur l’histoire de l’OFUP et sa revente à Firstream

Depuis sa création en juillet 1972 par Jacques Stril et Alain Stoll, l’ESM (European Student Marketing) qui prendra en 1975 le nom d’Office Universitaire de Presse, a su s’imposer comme un acteur majeur de la vie étudiante avec une croissance spectaculaire de son chiffre d’affaire : 22 000 abonnements en 1972, 42 000 un an plus tard, 65 000 en 1975, pour se stabiliser ensuite à 400 000 abonnements (soit 20 millions d’euros de chiffre d’affaire annuel). Les créateurs de l’OFUP ont réussi une vraie prouesse : monter une entreprise commerciale extrêmement rentable au sein des locaux de l’Education nationale. La marque OFUP, connue par tous les étudiants, a bénéficié d’un statut d’exception dans la totalité des universités françaises. Depuis 1985, les lycées ont également ouvert leurs portes aux célèbres « courtiers ». Jusqu’en 2000, toute la communication de l’OFUP a consisté à donner une image institutionnelle, celle d’un quasi-service public. Des partenariats habiles (comme celui noué avec la CAMIF en 1992) ont entretenu ce mythe.

Ce succès économique va être mené jusqu’à son terme par les créateurs de l’OFUP, c’est-à-dire jusqu’à la revente. Non seulement les profits sont au rendez-vous pendant de longues années, mais les créateurs de l’OFUP vont réussir un joli coup en revendant à prix d’or leur entreprise. Cette revente s’est faite en coulisse, sans en avertir les instances universitaires. Au mépris de toute considération éthique et en l’absence de toute transparence, l’OFUP sera cédée, comme une entreprise lambda, au plus offrant (un certain Jean-Christophe Chopin) pour la bagatelle de 35 millions d’euros ! Cette opération financière juteuse, qui n’a évidemment pas profité aux finances des universités, va permettre la rencontre improbable de deux univers que tout - en principe - devrait opposer : celui des campus universitaires et le monde des start-up. En effet, M. Chopin est le PDG d’une mystérieuse holding nommée Firstream ...

Les origines financières de Firstream

Firstream est une structure opaque de dimension internationale, basée à Genève et détenue pour partie par des milliardaires états-uniens (comme Lou Gonda, actionnaire principal de l’OFUP, classé parmi les plus grosses fortunes de son pays). Son président créateur, M. Chopin, a fait fortune en spéculant sur le marché des nouvelles technologies lors de la période faste de la bulle Internet. Des plus-values boursières, comme lors du rachat et de la revente de la licence E-trade (un site marchand en ligne), lui ont permis des gains gigantesques
(voir par exemple
www.journaldunet.com/...).

M. Chopin n’en était d’ailleurs pas à son premier coup d’éclat dans le monde étudiant : il s’était précédemment illustré en profitant des montages financiers de la MNEF, quand il était le tout jeune animateur du groupe privé Figeris
(www.lexpress.fr/...).

C’est dans cette euphorie spéculative que Firstream rachète, en plus de l’OFUP, de nombreuses marques et entreprises liées à Internet (comme le fournisseur d’accès Orêka ou Assuronline). Toutes ces entreprises, aujourd’hui mourantes ou décédées, ont été rachetées par Firstream dans un seul but : vendre des produits à forte marge dans les universités et les lycées par le réseau étudiant OFUP. Cette stratégie vise à la commercialisation du « Firstream Pass », un module de paiement sécurité sur Internet
(voir le site de Firstream :
fr.firstream.com/...).

Bref, il est à peu près aussi crédible de penser que le rachat de l’OFUP par Firstream était mû par la vocation de faire découvrir, par des conseils avisés, la presse aux étudiants, que de penser que ce même groupe a choisi la Suisse comme pays d’accueil de son siège social, par passion pour les chants tyroliens et les grands espaces !

Les golden boys de Firstream vont pendant des années, et en toute impunité, jouer aux apprentis sorciers du e-business sur les campus français. Il est incroyable qu’aucune direction d’université n’ait encore exigé un audit des pratiques de la nébuleuse Firstream qui, derrière l’opacité de la fiscalité suisse, a brassé des dizaines, voire des centaines de millions d’euros. En effet, cette manne financière, loin de bénéficier aux étudiants, sera dilapidée, via les cadres dirigeants de l’OFUP, dans des opérations commerciales grotesques.

Des pieds nickelés de la vente en ligne à l’assaut du monde étudiant

Conformément à la stratégie de Firstream, le réseau OFUP a commercialisé, sans la moindre autorisation, des produits « hors presse » et notamment des produits liés aux télécommunications : packs Universal Music Mobile (2001), accès Internet Orêka (2002), abonnements dont le partenariat est négocié en 2004, qui sera ensuite bombardé PDG de l’OFUP après le départ de son compère Jean-Christophe Chopin.

De la même manière, le pôle « produits financiers » du programme OFUP profite de la présence du réseau de vente étudiant sur les universités pour vendre, en sous-main, des assurances et des produits bancaires (BNP, Covefi, ou Axa : voir le dossier détaillé de l’opération Axa Banques sur le site Internet de la FSE Paris 1 :
http://oxygenefse.free.fr/jour/decembre2005/axa.htm)

Cette logique de marchandisation de l’université est poussée à son comble lors de la vente de campagnes d’affichages pour le compte d’entreprises privées comme Gillette ou L’Oréal (cf. par exemple
oxygenefse.free.fr/...).

Firstream, par le réseau des afficheurs OFUP (les « diffuseurs locaux »), vend les murs des universités françaises comme un simple espace publicitaire (40 000 euros par vague d’affichage). On pourrait multiplier la liste des produits « hors presse » vendus illégalement par l’OFUP : en 2000, promotion du site marchand icicampus ; début 2004, vente du service en ligne « FirstUp » ; toujours en 2004, la collecte du Firstream Pass auprès des lycéens et étudiants ; depuis 2003, des campagnes à répétition d’abonnements à Canal +, etc.

Une politique salariale basée sur la sur-exploitation des étudiants et l’enrichissement des cadres dirigeants

De nombreux responsables universitaires pourraient hésiter à exclure l’OFUP par peur de priver leurs étudiants d’emplois saisonniers attractifs. Les directeurs régionaux OFUP-Firstream, lors de leurs actions de lobbying, culpabilisent les présidents d’université sur le thème : « Si vous nous interdisez la présence sur les chaînes d’inscription, vous mettrez des étudiants au chômage ». Cet argumentaire est écoeurant : des dirigeants d’entreprise sans scrupule cherchent à exploiter les réelles difficultés financières des étudiants pour faire accepter l’inacceptable. Heureusement, ce type d’argumentaire - ou plutôt de chantage - a ses limites : les étudiants l’ont montré en balayant le CPE.

Tout le système de rémunération OFUP-Firstream est une gigantesque arnaque : alors que les étudiants saisonniers, rémunérés exclusivement à la commission, sont sous-payés
(cf. par exemple un témoignage d’étudiant :

oxygenefse.free.fr/...),

les cadres commerciaux bénéficient de salaires et d’avantages considérables. En clair, pendant que les petits « courtiers » triment pour toucher un salaire de misère, des opportunistes se partagent les millions versés par MM. Chopin et Gonda.

Grâce à la collecte de nouveaux témoignages d’étudiants, la FSE va très bientôt publier un article complet sur cette politique de rémunération. Pour enrichir cette enquête, MM. Yann Sougey (directeur du réseau depuis 2004), Philippe Charaix (PDG depuis 2005), et Sean Farrell (directeur marketing, le consultant attitré de Lou Gonda), pourront, s’ils le souhaitent, rendre public leurs bulletins de paie et leur avis d’imposition, et ainsi faire connaître leurs salaires et avantages aux étudiants et personnels de l’université. Cela permettra de faire une comparaison avec les jobs étudiants OFUP, et également de prouver « l’amour de la presse » et la philanthropie qui animent les dirigeants actuels de l’OFUP-Firstream. Le nouveau slogan « L’OFUP : la presse au service des étudiants » ne devrait-il pas être légèrement amendé : « l’OFUP : tous les moyens sont bons pour nous engraisser sur le dos des étudiants » ?

Le marché de dupe passé avec les universités

Les universités apportent un environnement exceptionnel pour les ventes de l’OFUP : des espaces d’affichage réservés, des salles pour organiser des réunions commerciales, des tables et des chaises de l’université pour monter les stands de vente, etc. Au-delà de ces avantages matériels, la présence des vendeurs à l’intérieur même des chaînes d’inscription légitime leur discours aux yeux des clients potentiels (les étudiants). En autorisant les ventes de l’OFUP au sein de leurs locaux, les directions d’université apportent une caution morale et une image institutionnelle à cette entreprise. Très souvent, les autorisations de présence dans les facultés sont formalisées contractuellement par des conventions assorties d’un accord d’exclusivité au bénéfice de l’OFUP. Des conventions, tacitement reconductibles, que l’OFUP a bafouées maintes et maintes fois.

Pour justifier leurs privilèges, les cadres de l’OFUP-Firstream multiplient les promesses et les beaux discours : ils voudraient faire croire que la présence de l’OFUP est avantageuse pour le monde universitaire. La réalité est toute autre : en guise de « vente-conseil », les courtiers OFUP, qui se présentent comme « mandatés par l’Education Nationale », pratiquent une vente forcée de « packs », composés de 3 revues « obligatoires pour réussir à la fac ».

Pour le détail de la technique de vente, on consultera le lien suivant :

nantes.indymedia.org/...

sur les packs proposés en juillet 2005, on se reportera au lien suivant :

oxygenefse.free.fr/....

Les universités et les lycées ont-ils vocation à servir de faire valoir à ces méthodes honteuses ? Pendant combien de temps les universités françaises vont-elles continuer à donner un blanc-seing à ces individus ? Quelle image du monde universitaire est donnée aux nouveaux étudiants quand les vendeurs OFUP-Firstream distribuent des « packs ambition » à 150 euros, des produits Axa-Banques ou des abonnements 9-Telecom de M. Charaix ? Il appartient aux responsables de l’éducation nationale de sanctionner ceux qui sont responsables de ces agissements, c’est-à-dire la direction de l’OFUP-Firstream. Ce scandale n’a que trop duré : en mettant toutes nos informations à portée de qui veut savoir, il n’y a plus d’excuse valable pour prolonger le statut d’exception de l’OFUP dans les universités.

Les valeurs universitaires bafouées par l’OFUP-Firstream

« Les méthodes de l’OFUP ne sont pas compatibles avec le fonctionnement du service public, basé sur la transparence » : cette phrase de Pierre Merle, vice-président de Montpellier II (article du Midi Libre du 12 mai 2005), rappelle la nécessité d’une réaction forte face à l’abus de confiance dont a été victime le monde universitaire.

L’Université, lieu de culture et de savoir, s’est construire depuis ses origines sur des principes qui la protège des intérêts des marchands. Déjà dans la Grèce ancienne, l’Académie de Platon et le Lycée d’Aristote se sont construites en réaction et en opposition aux écoles de sophistique. Les sophistes y enseignaient la rhétorique (art de séduire par la parole) et la chrématistique (art de la vente et de l’acquisition des richesses). Les dirigeants de l’OFUP sont, de façon caricaturale, les successeurs des sophistes, prêts à utiliser toutes les ficelles marketing pour vendre leur camelote.

Mesdames et Messieurs les Présidents d’Université, vous êtes les garants des valeurs de l’institution universitaire. Il est de votre devoir de demander des comptes et d’exiger un audit de ces pratiques. Le député Maxime Gremetz a récemment adressé une question écrite au ministre de l’Education nationale, M. De Robien, sur ce sujet

(cf. oxygenefse.free.fr/...).

Les présidents d’université ont évidemment leur rôle à jouer dans ce dossier en prenant la décision d’interdire la présence de l’OFUP sur leur université.

La FSE tient à disposition l’ensemble des documents internes et supports marketing de l’OFUP qui ont servi à la construction de ce dossier : demande à formuler à OXYGENE-FSE, 90 rue de Tolbiac, Centre Pierre Mendès France, Université Paris I, 75013 Paris, oxygenefse@free.fr ;

par ailleurs, nous vous invitons à consulter l’éclairage que donne l’université de Nantes sur l’exclusion de l’OFUP :

www.univ-nantes.fr/...

On consultera avec profit l’intégralité de notre dossier public :

oxygenefse.free.fr/...

Sources qui ont permis la constitution de ce dossier

Documents internes confidentiels : Canal +, Axa-Banques, Techniques de vente, contrats de travail, notes de service internes

Supports de vente du réseau : plaquettes sur les produits « hors presse », packs « réussite » ou « ambition », support d’animation des réunions OFUP-Firstream

Témoignages d’étudiants vendeurs et clients

Articles de presse :

-  L’Hebdo (Nantes) du 5 novembre 2004 : « OFUP, chronique d’une mort programmée »
-  France 3 Ouest du 2 mars 2005 : reportage sur les pratiques de l’OFUP
-  Ouest France (Nantes) du 17 mars 2005 : « Un marchand chassé de l’université »
-  Les Echos du 1er avril 2005 : « Philippe Charaix : un pro des Telecoms pour l’OFUP »
-  Ouest France (Caen) du 21 avril 2005 : « Les syndicats alertent la présidence sur des pratiques déplacées »
-  Midi Libre (Montpellier) du 12 mai 2005 : « L’OFUP viré des universités »
-  Le Progrès (Saint Etienne) du 1er septembre 2005 : « Polémique autour des abonnements de presse »

Par kronstadt21 - Publié dans : laruche
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